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Caffino. Remerciements

Remerciements.

Nous tenons à remercier tous ceux qui, avec générosité, nous ont confiés photos et souvenirs, ou simplement les connaissances acquises au fil de leurs recherches.

Merci à

Hubert et Raymonde POURTAUD, anciens carriers,

Michel POURTAUD, ancien carrier,

Monsieur PONTOIZEAU, gendre de carrier,

Danielle et Lulu, les filles du paveur Louis MOSCA,

Jean FARGES, le frère de René,

Rémi MANGUIN, pour ses dessins explicatifs,

Yves ROUTIER, Président du Syndicat de rivières lors de la création du Parc en 1980,

Alain SECHERESSE (à titre posthume) et la commission Archives de Château-Thébaud, pour leurs recherches,

L'Association Recherches et Découvertes de Maisdon-sur-Sèvre pour ses recherches,

Annabelle SALLE et son Mémoire de licence 1997-1998 sur la carrière : exploitation, réhabilitation et intérêt géographique,

La famille LISOVIY, pour sa connaissance des chaussettes russes et la démonstration qu'elle nous en a faite.

 

Notre visite sur les traces du passé de la carrière de Caffino est maintenant terminée.

 

Merci de nous laisser vos commentaires tant sur le fond que sur la forme pour que nous puissions améliorer le texte et la présentation. ( René, Joëlle, Françoise)

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Le Chemin "neu"

IV. Le Chemin "Neu"

Notre visite de la carrière est maintenant terminée.
Deux solutions s'offrent à vous :

  Retourner sur vos pas pour rejoindre l'entrée,

  Ou prolonger la promenade en passant par les coteaux de Maisdon, tout en haut du front de taille.

   Attention, ce petit circuit n'est pas très carrossable et nécessite de bonnes jambes.

Repère 1 : ( Voir la carte ci-dessous) A partir de la vieille forge, continuez le chemin qui longe la rivière, au-delà du tourniquet, sur 800 à 1000 mètres.


Repère 2 : Après la pancarte sur la brème, prenez à gauche le chemin qui s'élève vers le haut de la falaise, d'abord en pente douce, puis de façon plus abrupte.

Pancarte "La brème".

 Une fois en haut, tournez à gauche et longez les vignes sur toute la longueur de la carrière.


Repère 3 : La descente vous ramènera sur la route, à peu de distance de l'entrée principale du parc.
Ce chemin qui descend est dit Chemin Neu.

Localisation du Chemin Neu. Carte IGN Géoportail.


   Ce chemin était très emprunté avant l'apparition de l'automobile. Les habitants des villages de la Bretonnière, de l'Ebaupin et de la Haie-Trois-Sous en assuraient l'entretien chaque année, le 1er janvier. Le bourg de Maisdon étant beaucoup plus éloigné, ils l'utilisaient régulièrement pour se rendre à Château-Thébaud, pour aller à l'école, faire les courses, participer à la messe du dimanche, etc.

   Dans la nuit du 4 au 5 Juillet 1950, un orage d'une violence inouïe, s'abat sur la région. Les eaux de ruissellement creusent profondément le lit du rû qui longe le chemin, et se déversent dans la carrière où le flot coule une péniche (Le Bavaria). Fort heureusement, le marinier, Albert REGENT, n'est pas à bord. Mais la route de Caffino est coupée et le chemin détruit.

   Il se peut que le nom de Chemin "Neu" date de la réfection de ce chemin après l'orage dévastateur ("neu" étant entendu pour "neuf") mais dans ce cas, comment l'appelait-on avant ? Les archives municipales de Maisdon n'ont pas encore trahi le secret...

Le vestige d'un rail est planté verticalement presque en bas de la côte, sur la gauche.

Rail dans le Chemin Neu.

 

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Caffino. Les carriers

III. Les carriers

1. Un travail difficile

   Si les paveurs étaient payés au nombre de pavés réalisés, les carriers, eux, étaient payés au wagonnet. Pas de wagonnet, pas d'argent ! Les wagons de terre étaient moins bien payés que ceux de pierre.

    Il fallait rouler la charge jusqu'au pied du plan incliné qui menait au concasseur, un treuil prenait le relais à partir de la bascule. Le carrier laissait son wagonnet qui était pointé sur un registre et repartait avec un wagon vide.

   L'été sous le soleil, l'hiver sous la pluie. Pas de protections : ni gants, ni cirés, ni chaussures adaptées.

   Les outils pour débiter et charger les wagonnets consistaient en une pelle, une fourche, une pioche, une barre et surtout une masse pour débiter la pierre.

   Quelques femmes ont été employées au concassage à la main jusque dans les années quarante. Elles utilisaient un marteau à long manche souple pour frapper et faire éclater la roche. Elles étaient rémunérées au volume produit.

Les outils du carrier.

2. Des conditions de vie spartiates.

   Il est très difficile de parler personnellement de tous les carriers qui se sont succédé. Leur nombre important, leur passage parfois très court, n'ont pas laissé des souvenirs pour chacun d'eux.
   Cependant nous pouvons évoquer Léon LE TALLEC qui reste dans nos mémoires...

   Léon est arrivé comme ouvrier agricole embauché par la famille BACHELIER au Grand Moulin à Château-Thébaud. Puis son parcours l'a conduit à la carrière de Caffino au pied de la butte.
Il venait d' Hennebont où il avait travaillé dans les forges. Il logeait avec un autre ouvrier venu de Vannes dans une chambre de la maison.

   Le mobilier de la chambre de Léon et d'André se composait de deux lits en fer avec une paillasse, sans draps, d'une table, de deux chaises. Ils rangeaient leurs vêtements dans des valises glissées sous les lits. Pour la préparation des repas, ils disposaient d'une cuisinière réparée avec de l'argile. Pour faire le café, ils répandaient les grains sur la table et les écrasaient avec une bouteille.

   On ne lui connaissait pas de famille alors, pour ses obsèques, une collecte a été organisée auprès de ses camarades de travail et du patron de la carrière. Sa paillasse et ses affaires personnelles ont été brûlées près de la rivière.;;

   Léon LE TALLEC comme beaucoup d'ouvriers portait des "chaussettes russes".

   À l'époque, les carriers portaient de grosses chaussettes de laine tricotées par leurs épouses. Pour ceux qui ne pouvaient pas avoir de telles merveilles, comme les ouvriers célibataires ou étrangers, ils avaient souvent opté pour les chaussettes russes, système peu coûteux, mais efficace.

   Il suffisait d'enrouler d'une certaine manière, autour du pied et de la jambe, une bande de tissu de 35cm par 90cm, issue souvent d'une vieille chemise. Anna L.  d'origine ukrainienne, nous en a fait la démonstration car son père, en 1980, en portait pendant son service militaire en Biélorussie.

"C'est résistant, rapide à laver et à sécher, ça tient chaud, et la même taille de tissu s'adapte à toutes les tailles de pied. Quand la sueur les a mouillées, il suffit d'inverser la bande de toile."

Les chaussettes russes.

Source : Armée Portyanki enveloppements pieds militaires russes (chaussettes)

 

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Caffino. Rail du plan incliné

II. La carrière

20. Rail du plan incliné

   Jusqu'à la construction des sanitaires, on pouvait encore voir les rails ayant servi pour la circulation des wagonnets, depuis la bascule jusqu'au concasseur, tout en haut du plan incliné. (Voir emplacement sur la Vue générale de la carrière en 1962.)

   Ces rails étaient fixes et plus résistants que les rails mobiles utilisés pour le déplacement des wagonnets sur le reste du chantier. Un treuil tirait les wagonnets le long de la pente.

Rail du plan incliné à l’emplacement du concasseur (avant la construction des sanitaires. N'est plus visible actuellement).

Photo des ouvriers.

Sur cette photo, les ouvriers posent sur  ces rails. On aperçoit la maison de la carrière à l'arrière-plan.

 

Il subsiste des morceaux de rails à divers endroits du parc et alentour, notamment sur le Chemin Neu  (Voir Chapitre IV)

 

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Caffino. La vieille forge

II. La carrière.

19. La vieille forge

Continuez votre chemin vers le fond du parc, soit en empruntant l'escalier, soit en longeant la rivière. Traversez la grande prairie.

Vous découvrirez la forge à l'extrémité de la carrière et donc du parc, avant le  tourniquet qui marque la sortie.

Coordonnées Google Maps

   La forge se trouvait au pied du premier front de taille.

   Les forges et les forgerons étaient essentiels pour fabriquer ou réparer les outils (marteaux, burins, …) et le matériel (les wagonnets, par exemple). Aujourd'hui, on nommerait les forgerons ouvriers d'entretien ou de maintenance.

Forge en amont du parc. Photo 1.

 

Forge en amont du parc. Photo 2.

 

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Caffino. La passerelle

II. La carrière.

17. La passerelle.

Coordonnées Google Maps

   La passerelle repose sur deux piliers en maçonnerie.

   Elle servait sans doute au passage des wagonnets transportant la terre tombée en même temps que la roche, sur le front de taille. Cette terre était entreposée à l'arrière où elle a formé des reliefs imposants.

Longueur = 14 m
Largeur = 1 m


La passerelle

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Caffino. La plaque de gravillonneur

II. La carrière.

18. La plaque de gravillonneur.

Passez sous la passerelle.

La plaque se trouve sur la gauche, au pied de l'escalier qui gravit la butte de terre.

Coordonnées Google Maps

   La chaîne de concassage était située en haut du plan incliné, accessible par deux voies: chemin à gauche à peu de distance de l'entrée, chemin passant derrière le bloc des sanitaires actuels.  Voir emplacement sur la vue générale de la carrière en 1962.

Elle comprenait les trois types de machines nécessaires à cette opération :

•    Le concasseur pour concasser grossièrement.
Il ne reste malheureusement rien du concasseur, à l'exception du plan incliné où il était juché et de photos de son abri. Le premier concasseur était de type giratoire (Voir ici Principe de fonctionnement de "l'ancien concasseur"). Il a été remplacé par un concasseur à mâchoires vers 1955 parce qu'il n'était plus adapté, au moment où les wagonnets ont été abandonnés au profit des camions et des pelleteuses,

•    Les trieurs, pour trier les pierres selon leur taille.

•    Le gravillonneur, pour réduire les pierres en morceaux plus petits,

Une plaque de gravillonneur a échoué, on ne sait pourquoi, près de la passerelle.

La plaque de gravillonneur

Dimensions : 30 x 75 cm

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Caffino. L'abri de mines

II. La carrière

16.    L'abri de mines

Continuez sur le chemin puis prenez la 2ème petite allée, à droite.

Coordonnées Google Maps

Enfoncez-vous de quelques mètres en sous-bois pour arriver au pied de la passerelle.

Coordonnées Google Maps

   Avant la passerelle, se trouve un abri de mines : c'est un bâtiment en maçonnerie avec un toit en béton, robuste, puisqu'il a pour mission de protéger le compresseur mobile et occasionnellement les ouvriers lors des tirs de mines.

   On peut voir dans le toit un trou circulaire par où s'évacuaient les gaz d'échappement quand le compresseur Diesel fonctionnait sur place.

   Les compresseurs servaient à alimenter les marteaux pneumatiques.
   Il a d'abord existé un gros compresseur fixe, avec des tuyaux en acier courant le long du front de taille. Celui-ci a ensuite été remplacé par un compresseur mobile, qu'on déplaçait en fonction des besoins et qu'il fallait protéger lors des explosions.

•    Hauteur = 2 m
•    Longueur = 5 m
•    Largeur = 3,5 m

L' abri de mines.

L'ouverture circulaire dans le toit.

 

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Caffino. L'abri à bascule

II. La carrière.

15. L'abri à bascule

Traversez l'espace de jeux pour rejoindre le point suivant : le poulailler !

Coordonnées Google Maps

   L'abri est un bâtiment en maçonnerie, le toit une plaque de béton.

   Les carriers étaient rémunérés au nombre de wagonnets apportés au concasseur mais une bonification leur était allouée si les wagonnets dépassaient le poids attendu. Une bascule était donc indispensable pour vérifier leur chargement.

   Elle était située en bas du plan incliné, menant directement au concasseur par de gros rails fixes. Voir l'emplacement sur l'image : Vue générale de la carrière en 1962.

•    Hauteur = 2 m
•    Longueur = 5 m
•    Largeur = 4 m

L' abri à bascule.

L'abri à bascule après réhabilitation (2021)

 

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Caffino. Les latrines

II. La carrière.

14. Les latrines

Pivotez sur vous-même et entrez dans l'enclos qui accueille désormais l'arrivée de la tyrolienne.

Coordonnées Google Maps

   Il faudra être très près du bord de la rivière pour repérer le bloc de maçonnerie qui surplombe la Maine.
   Cette construction, ouverte sur la rivière, était couverte au niveau du sol, par une plaque de béton dans laquelle deux trous percés faisaient office de latrines, le réceptacle étant… la rivière. Une cabane en bois construite sur la plaque de béton assurait un minimum d'intimité.
•    Hauteur = 2 m
•    Longueur = 2 m
•    Largeur = 2 m

Les latrines vues de la rive droite.
Les latrines vues de la rive droite (au premier plan)


Les latrines. Dessins de Rémi Manguin.

 

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Caffino. Le Pavé. La fabrication des pavés

II. La carrière.

13. Le Pavé. La fabrication des pavés ( Carrières E. Barré).

Prenez le chemin de droite.

A environ 8 mètres de la rive, en face de l’aire de jeux, coincé dans les racines d’un frêne, un pavé oublié.

Coordonnées Google Maps

   Si vous cherchez bien, vous pourrez distinguer un pavé taillé, coincé dans les racines d’un frêne. Un rondin placé devant signale l'emplacement.

Le pavé taillé.

Situation du pavé dans le parc en 2021


La fabrication des pavés implique quatre étapes :

1. Le tranchage.

   La première phase se déroule au pied de la butte (front de taille). Elle consiste

  • à sélectionner de beaux blocs de pierre bien plats d'où l'on est susceptible de pouvoir tirer des pavés,
  • à les débiter pour les transporter.

   On ne retient que les blocs dont la cassure bien perpendiculaire à la face les rend propres à être transformés en pavés. Les autres seront concassés.

   Les paveurs – appelés parfois aussi "épinceurs" -  taillent les pierres à l'aide d’un burin et d’un marteau : on trace une ligne droite avec le burin et ensuite, de distance en distance, on marque plus profondément la pierre. Des coins sont enfoncés dans les trous pour forcer la coupe qui permet de détacher une bande de pierre (précisions fournies par un ancien paveur de Caffino H.P.). C'est ce que l'on appelle le tranchage.

Pavé où l'on voit la trace du coin qui a servi au tranchage.

Carte postale. CHATEAU-THEBAUD (L. Inf) Les carrières de granit et le Bourg

On remarquera ici, au pied du front de taille, le wagonnet sur rails mobiles qu'on déplaçait en fonction des besoins. La position du clocher indique que le travail s'effectue sur le front de taille le plus ancien.
 

Le tranchage des pavés (Carte postale d'entreprise - Support publicitaire)

Les carriers sont au travail. Au premier plan, quelques bandes de pierre et des rails. Un wagonnet à droite.


2. Le transport.

   Les blocs de pierres débités sont transportés sur des wagonnets plats, garnis de planches pour éviter le glissement, et poussés manuellement par les ouvriers.

3. Le façonnage.

   Il a lieu dans "les baraques" des paveurs, alignées le long de la Maine.
   La pierre placée dans un bac métallique empli de terre, est frappée à coups de marteau à table carrée et aux arêtes vives jusqu'à obtention du pavé désiré.

Marteaux de carriers.


Les marteaux sont la propriété de René. Celui de gauche porte les initiales CEB (Carrières Ernest Barré)

Les lunettes de paveurs.



Seul matériel de protection : les lunettes. Constituées d'un fin grillage, elles permettent une assez bonne visibilité mais elles étaient pourtant très peu utilisées.


Les "baraques" des paveurs (Carte postale d'entreprise - Support publicitaire)


La vue du clocher permet de situer les "baraques" à peu près au niveau de l'écluse et en aval. On remarque un wagonnet chargé. Les ouvriers sont très nombreux, les stocks aussi.
 

   Les paveurs sont payés aux pièces. Leur salaire varie selon leur rendement. Les chutes résultant de la taille des pavés sont payées au wagonnet et dirigées vers le concasseur.


4. Le stockage.

   Une fois taillés, les pavés sont stockés de deux façons : les petits dits " mosaïque " en vrac, les gros qui garniront les caniveaux sont soigneusement empilés.

 Les pavés sont empilés. Photos personnelles des paveurs. Vers 1935.

Louis Mosca a fait souche dans la région nantaise. Quand on lui demandait de quel pays il était, l'Italien répondait avec sagesse : "Mon pays, c'est celui qui me donne à manger".

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Caffino. La fontaine Eugénie.

II. La carrière.

12. La fontaine Eugénie.

A l'angle de la maison, côté amont.

Coordonnées Google Maps

   "Avant de traverser le pont, on doit remarquer, au milieu d'un massif d'ormeaux et de noisetiers, une charmante petite fontaine qui se cache modestement sous des réseaux de lierre et de ronces ; son bassin, bordé de mousse et de capillaire, est toujours rempli. Cette source, par sa prodigieuse fécondité est très importante : dans les grandes chaleurs, quand les autres fontaines sont taries, c'est elle qui alimente tout le village ; elle a de plus le mérite d'avoir un goût exquis, ce dont il est facile de faire l'expérience." [...]

"Tout près de là, sur un rocher entouré de plantes grimpantes, est gravé le nom de Mme Eugénie Colombel, la femme de notre maire de Nantes, auquel appartient la fontaine que nous venons de signaler ; elle fait partie de sa propriété de l'Ebeaupin située dans la paroisse de Maisdon."

(extrait de "Nantes et la Loire Inférieure"(1850) texte écrit par Elisa Morin.

   Qui est cette Eugénie COLOMBEL dont le nom est gravé sur la fontaine  ?
   Eugénie COLOMBEL née MONNIER était la fille des propriétaires de l'Ebeaupin, cette propriété située au-dessus du coteau dont faisait partie le terrain vendu pour ouvrir la carrière dans les années 1900.
Elle est née à l'Ebeaupin, le 15 juillet 1819, de Julien Henri Constant MONNIER, rentier, et de Victoire Eulalie OLIVIER du PAVILLON.

   Eugénie MONNIER épouse le 19 août 1837, à Nantes, Evariste COLOMBEL (1813-1856).
   Membre du conseil municipal dès 1843, celui-ci est élu député en 1846. Nommé maire de Nantes le 21 mars 1848 en remplacement de Ferdinand FAVRE révoqué, le 25 juillet suivant, il est le premier maire élu au suffrage universel. Mais le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte met fin à sa fonction le 30 décembre 1851.

Evariste COLOMBEL, Maire de Nantes
(Photo Archives départementales)

  

   Leur fils, Georges COLOMBEL (1838-1894) fut également maire de Nantes, de 1881 à 1885, et aussi de Saint-Julien-de-Concelles. Militant opposé à Napoléon III, membre du parti républicain, il devint assistant d’Ange Guépin commissaire de la République à la chute du Second empire. (Sources)

 

   La fontaine a alimenté pendant un certain temps le puits carré.  Vers 1960, elle coulait au niveau de l'actuelle terrasse, donc à quelques mètres du rocher portant son nom. Les locataires et le personnel de la carrière l'utilisaient quotidiennement.

La fontaine en 1960, avant l'incendie. Sur la photo, Dominique P.


Détail de la fontaine en 1960 (eau ferrugineuse)

   Au moment des travaux de rénovation de la maison, après l'incendie du 27 janvier 1986, elle a été raccordée aux eaux de pluie.

   René, et son frère Jean, maçon, très attachés à cette fontaine qu'ils avaient connue durant toute leur enfance, ont effectué des travaux pour la faire resurgir au pied du rocher gravé "Fontaine Eugénie".
   Ils ont également utilisé les pierres plates qui couvraient le puits pour la construction des quatre marches prolongeant l'escalier en ciment qui mène à la terrasse.

   Cette fontaine qui coule toute l'année a la particularité d'être très ferrugineuse (comme celle de l'Ebeaupin en Vertou... simple coïncidence ?...)
   Malgré les différents travaux effectués à proximité immédiate : tirs de mines, excavation, elle ne s'est jamais tarie
.

La fontaine aujourd'hui.

Détail de l'inscription.

Visible plus facilement le soir, à soleil rasant !

Vestige du puits carré

 

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Caffino. Le niveau des crues.

II. La carrière.

11. Le niveau des crues.

Sur le mur de la maison, entre les portes numérotées 2 et 3.

   La Maine prend sa source en Vendée sur la commune des Herbiers qu'elle arrose. Elle porte alors le nom de "Grande Maine" jusqu'à ce qu'elle reçoive l'apport de la "Petite Maine" venant des Essarts. Le confluent est à Saint-Georges-de-Montaigu. Elle devient alors la Maine et se jette dans la Sèvre au Coing, commune de Saint-Fiacre. Les mariniers appellent ce confluent "Goule de Moine". Sa longueur est de 65 kilomètres environ.

   Seules les crues mémorables sont indiquées sur le mur de la maison, à partir de 1978, date de création du club de Canoë-kayak.

   La plus importante est celle est 1983.

   La crue de 2020 n'ayant atteint que le bas de la porte, une plaque a été posée sur la rive opposée, au niveau du hangar à canoës.

Le repère de niveaux des crues.

 

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Caffino. L'incendie. Article de presse.

Article de presse du 27 janvier 1986

Caffino. La maison

II. La carrière.

10. La maison de la carrière.

Coordonnées Google Maps

   Ces logements étaient occupés par les ouvriers et leur famille.

En 1950, le rez-de-chaussée a diverses fonctions : :
•    La porte en pignon ouvre sur un magasin (porte visible sur la photo après réhabilitation).
•    La première porte après l'escalier cache le pressoir du maître de céans.
•    La deuxième porte donne accès à une cave pour les locataires.
•    La dernière porte, à double battant, constitue l'entrée de la menuiserie, service d'entretien complémentaire de la forge.

La maison avant réhabilitation dans les années 1979.

 

   Remarquez la proximité du front de taille, du concasseur, et même de la réserve de poudre pour les explosifs !

   Les bâtiments anciens ont été en grande partie détruits lors de l'incendie de 1986. Reconstruits en gardant la façade d'origine, agrandis côté amont, ils sont aujourd'hui partiellement occupés par l'association Pont Caffino et le club de Canoë Kayak de l'Amicale Laïque de Château-Thébaud.

Voir L'article de presse du 27 janvier 1986.

Les logements après réhabilitation.

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Caffino. L'emplacement d'une trémie

II. La carrière.

9. L'emplacement d'une trémie.

Deux bordures parallèles en granit taillé (espace aujourd’hui utilisé comme terrain de boules.)

Coordonnées Google Maps

   La trémie était surmontée d'un trieur qui permettait de classer les granulats selon leur granulométrie (leur grosseur), de les diriger et de les stocker dans des parties différentes de la trémie.
   La trémie alimentait ensuite les camions.

•    Longueur 17 m
•    Largeur = 3 m


L'emplacement d'une trémie (2ème image : version 2021)

 

 


La trémie.

 

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Caffino. Bitte d'amarrage.

II. La carrière.

8. Une bitte d'amarrage.

En bordure de la rivière, au milieu du terrain de polo, difficilement visible à cause de la végétation.

   Les bittes d'amarrage comme les quais témoignent du transport de la pierre par voie fluviale. Celle-ci est constituée d'une buse remplie de béton.

   En 2021, il est difficile de la distinguer à partir de la berge.


La bitte d'amarrage


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Caffino. Les quais.

II. La carrière.

7. Les quais.

Les quais sont présents... tout au long de la rivière, à partir de l'entrée jusqu'au terrain de polo mais ils sont peu visibles depuis la rive droite où vous vous trouvez.
Les photos ont été prises à partir de l'autre rive

Il y a quatre quais de différentes hauteurs :
•    A partir de l'entrée, on trouve d'abord le quai aval, très bas, situé au niveau de l'entrée du tunnel pour le tapis roulant.
•    Il prolongeait le plus ancien quai, construit en bois et en poutres métalliques, qui a quasiment disparu.
•    A sa suite, on trouve le grand quai en maçonnerie. C'est le plus long et le plus haut.
•    Le dernier est le quai "polo", situé en face du but de kayak polo, encore plus bas que le premier.
Tous sont malheureusement envahis par la végétation ce qui les fragilise ...

1. Quai en aval

Coordonnées Google Maps

•    Hauteur = 1,5 m
•    Longueur = 15 m
•    Largeur = 4,5 m


2. Ancien quai en bois et métal

•    Longueur = 10 m

Il était situé avant le grand quai en maçonnerie visible sur la photo ... mais il n'en reste rien.

Carte postale collection A. Thuret, Nantes. Environs de Nantes - CHATEAU-THEBAUD - L'embarcadère.

Cette carte postale montrant l'embarquement de touristes nantais à bord d'un bateau de promenade est sans doute une des plus anciennes représentant la carrière. Seul l'ancien quai (bois et métal) y est visible. On y distingue le grand bâtiment d'exploitation, en bois. La maisonnette située à côté  renferme la machine à vapeur ( Remarquez la cheminée.)

 
3. Grand quai en maçonnerie

•    Hauteur = 3.5 m
•    Longueur = 32 m

 
Carte postale Gaby.

   Sur cette vue de la carrière, le grand quai en maçonnerie est déjà construit.
 

Carte postale : CHATEAU-THEBAUD (Loire inférieure). Le pont et l'Usine sur les bord de la Maine.


Ici, le grand quai en maçonnerie est aussi bien visible. Des goulottes de chargement ont été installées pour faciliter le chargement des bateaux. Un wagonnet chargé attend sur la berge. Au premier plan, un pêcheur pose dans sa barque.

4. Quai "polo" (2ème image : version 2021, vu de la berge)

Il est situé en face du but de kayak polo

Coordonnées Google Maps

•    Hauteur = 1 m
•    Longueur = 10 m
•    Largeur = 3 m

Carte postale Rosy

 Sur cette vue encore plus récente, on distingue au premier plan le quai "polo" . La trémie  est bien visible. La machine à vapeur n'est plus présente, détrônée par l'électrification du site. La maison (au premier plan, à droite) est au coeur même de l'exploitation.

 

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Caffino. L'entrée du tunnel

II. La carrière.

6. La trace de l'entrée du tunnel pour le tapis roulant.

A 20 ou 30 mètres de l'entrée, à droite, au niveau du quai aval (voir le point 7). Vous devrez descendre sur le quai pour apercevoir cette ouverture aujourd'hui comblée.

Coordonnées Google Maps

   Le chargement de la péniche s'effectuait à l'aide d'un tapis roulant situé dans un tunnel. Les granulats stockés sur le sol, au-dessus du tunnel, et contrôlés par des trappes, descendaient par gravité sur le tapis roulant qui débouchait à l'air libre au niveau du quai. C'est cette trace qu'on peut encore distinguer même si l'ouverture a été comblée par mesure de prudence.

•    Hauteur = 2 m
•    Longueur = 12 m
•    Largeur = 1,5 m


Entrée du tunnel pour le tapis roulant de chargement

Illustration du chargement : Dessin de Rémi Manguin


L'Entreprise BARRE possédait trois péniches :
•    "Le Grondeur" et son marinier Roger BARREAU.
•    "La Vendée" et son marinier Marcel THORIN dit Tataouine.
•    "Le Bavaria" et son marinier Albert REGENT.

 

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